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Courage et bonne humeur !

Ce qu'il ne faut pas faire quand on est célibataire, grisonnante sous les mèches blondes, et pourtant pas trop cruche.

A celui qui tombe sur mon histoire du ciel ou de la toile.

J'ai créé ce blog en mars 2006, au moment ou je me suis rendue compte que mon compagnon me trompait et lorsque je lui ai demandé de partir avec sa voiture (que ferait un homme sans sa voiture ?) sa fille (gloups), son chien (hourra), son chat (re) et le souvenir de son poisson rouge (paix à son âme). Ma p'tite histoire ressemble à celles de beaucoup d'autres !

La rupture est consommée, avalée, digérée. Il est venu chercher ses meubles le mercredi 24 mai 2006, le champagne était au frais.

La suite ? Ma vie multicolore et quotidienne d'avocat de quartier, mon oeuvre (les idées viennent, mais je n'ai pas encore repris les pinceaux), et mes rencontres, un jour sans doute LA rencontre qui me fera vibrer et espérer.

 

Mardi 24 octobre 2006
Je ne sais pas si je t'enverrai ce mail, à quoi bon ? Je suppose que cela ne changerait rien à l'affaire ...
Je pars en audience pour la journée.
 
J'ai été ensevelie pendant une dizaine de jours sous un déluge de mails plus craquants les uns que les autres, qui décrivaient tes ressentis et tes envies à mon égard, et me confirmaient que nous avons des vécus qui se ressemblent.
Je me sentais valorisée, ce qui est trés agréable...
Depuis la nuit de vendredi à samedi, plus rien, et la différence est sacrément visible.
Alors oui, je me suis posé des questions, d'abord en me remettant en cause. J'ai bien compris que je t'avais déçue parce que je ne t'attendais pas au coin du feu depuis au moins 3/4 mois. C'est comme ça, je n'allais pas mentir pour autant. Peut-être as tu découvert d'autres facettes de mon âme qui ne te plaisent pas, je ne sais pas.
 
Je te livre mon sentiment à ma façon, qui vaut ce qu'il vaut, à l'instant.
 
J'ai bien entendu que tu es "présentiste", j'ai bien compris que l'idée de t'engager te déplaît, et que "ami-amant", ce serait sans doute parfait.
 
Moi, je n'en sais rien, il est de toutes les façons trop tôt, mais il est certain que cette inconstance me déplaît parce que je ne la comprends pas. Si écrire, téléphoner ou envoyer des messages à quelqu'un qui te plaît et que tu désires découvrir, c'est "prendre de mauvaises habitudes", ou perdre ton temps, alors on ne se comprend pas. Si ton âme de poéte s'arrête dès la découverte de mon corps et n'a plus rien à me dire, c'est que la découverte ne t'inspire pas (oui, lapalissade). Tu m'as dit que tu n'étais pas stressé par ton départ ou le bouclage de tes dossiers. Tu voulais emporter quelque chose de moi, et 3 cd t'ont suffit, alors que je cherchais quelque chose de plus personnel.
 
Ce qui m'a le plus "choquée", c'est lorsque tu m'as dit "je te re-contacterai". Cette phrase dans son contexte niait la magie qui avait existé, la confiance que j'avais dans ta volonté de me connaître et de me laisser approcher. Tu l'a vu, et tu as alterné les bises sur mes lèvres et sur ma joue avant de t'en aller ...
 
Va donc.
Passes de bonnes vacances, fais ce qu'il te plait et ce que tu as envie de faire.
De l'autre côté du monde, dans son coin, il y a une "personne", avec ses imperfections, ses doutes et ses forces, ses ressentis et ses sentiments, que tu as touché, à tort ou à raison, et qui se pose des questions. C'est simplement humain, ce n'est pas grave !!
Je ne me plains pas,  je constate.
Je ne te demande rien, je ne te reproche rien, je te livre mes sentiments comme tu m'avais habituée à le faire.
Je t'embrasse pour 10 jours au moins ...
La fleur
Par La fleur - Publié dans : Calliope
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Lundi 23 octobre 2006

J'ai 12 minutes chrono avant de partir en audience pour vous dire ce que j'ai vécu ce week-end : ça ne va pas être simple, mais je vais tenter le coup !

Mon prince charmant est arrivé avec 3 roses rouges, plein de bons sentiments et le coeur content.

Tout s'est "gâché" après le repas quand il s'est rendu compte que le test hiv ne suffirait pas, puisqu'il n'est valable que trois mois après le premier, sauf abstinence entre deux. Pour lui, ça allait, mais pour moi non ... Trés trés déçu donc, le monsieur (il croyait donc que je l'attendais sur son cheval blanc ?).

J'ai pensé à pas mal de gens quand le massage a commencé, et je souriais doucement ... Il avait parsemé le lit de pétales de roses, mis une musique new âge et tamisé la lumière ...

Il est parti "comme un voleur" tôt le matin, officiellement pour aller prendre une douche et se préparer chez lui pour une réunion à 10h00. Mouais.

Pas de nouvelles du tout samedi, à part un sms laconique. J'étais bien occupée, puisque j'ai mangé avec une amie le midi à Lille et en ai reçu d'autres le soir à la maison. Un mail dimanche matin pour me demander si je voulais aller à la mer ou si nous restions chez moi.

Il est revenu pour un câlin dimanche après-midi, et m'a fait un nouveau massage, celui-là au miel de provence.

Il est parti vers 21 heures, non sans glisser dans la conversation que j'étais décidément "atypique", et puis qu'il est "présentiste". Nous ne nous verrons plus avant le week-end du 4 novembre, puisqu'il s'en va dans le sud-ouest passer quelques jours de vacances qui ressemblent fort à une recherche de boulot. Il emmène son PC portable, mais sa batterie est vide. "Et puis il ne faut pas prendre d'habitudes"

En partant, hésitant entre bécôts sur les lèvres et sur la joue, il m'a dit "je te recontacte".

Ah bon.

Je ne sais pas ce qu'il pense, je ne sais pas où il en est. Il m'avait habituée à l'entendre s'exprimer sur ses ressentis et sentiments. Là, rien ou presque.

Moi ? J'ai sans doute fait pareil, car je m'attendais à ce qu'il commence, et j'ai été un peu blessée par ses messages genre "carpe diem".

Bon. Carpe diem alors ... Je file !

Par La fleur - Publié dans : Calliope
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Samedi 21 octobre 2006

Le second texte : La fleur hallucine encore ... Après ??? je vous le dirai peut-être

Secret de  séduction.

 Si être aimable est le véritable SECRET de la séduction, alors il n'est nul besoin d'une quête anxieuse.

 

Cette démarche futile pour vous rendre séduisant, cette manière de toujours guetter la réaction des autres, de vous comparer désespérément avec une image idéale, tout cela peut enfin cesser.

La seule exigence est une transformation de la perception, car ceux qui ne peuvent trouver l'amour se perçoivent eux-mêmes comme indignes de le recevoir.

Ce n'est pas vrai, mais ils s'en persuadent en soumettant leur perception à un puissant système de croyances.

C'est l'aptitude à vous voir vous-mêmes comme aimable qui rend possible la passion.

Cette modification de la perception ne suppose pas que vous vous transformiez mais que vous soyez tel que vous êtes et que vous le projetiez vers l'extérieur.

Si vous étiez capable de montrer toute la grandeur de votre être, votre vie entière serait une passion amoureuse, une longue histoire d'amour consacrée à l'extase et la joie.

Rien n'est plus beau que le naturel. A lui seul il contient tout le mystère et le charme qui enflamment la passion.

Ne recherchez que l'authenticité.

Plus vous êtes éloignés de l'image désirée, plus grands seront vos efforts pour supprimer celui que vous êtes vraiment. La tendance sera de vous rendre de plus en plus inauthentique, jusqu'à ce que, si vous "réussissez" à devenir plus désirable que votre image, vous ayez évacué tout ce qui est le plus désirable en vous-mêmes, votre être unique avec les multiples facettes de votre personnalité. Votre être ne coïncide jamais avec aucune image particulière, affreuse ou belle, désirable ou indésirable, parce qu'il reflète la lumière mobile et changeante de la vie.

Ce que cette lumière fait apparaître est extrêmement complexe car votre être mystérieux recèle indices et ombres.

Pour être authentique, vous devez vous efforcer d'être tout ce que vous êtes, sans rien omettre. En chacun de nous il y a des ombres et de la lumière, du bien et du mal, de l'amour et de la haine. Le jeu de ces opposés est le moteur même de la vie. La rivière de la vie s'exprime dans toutes ses nuances. Si vous parvenez à accepter cela, vous retrouverez votre authenticité originelle et votre acceptation de vous-mêmes grandira jusqu'à ce que vous n'ayez plus honte de rien, plus rien à cacher

Alors votre vie sera imprégnée de la générosité et de la chaleur qui caractérisent les êtres le plus doués pour l'amour.

Être désirable, signifie se sentir à l'aise avec sa propre ambiguïté. 

L'ambiguïté suprême que chacun de nous exprime n'est pas que nous puissions être à la fois bons et mauvais, aimant et amant, mais que nous soyons simultanément esprit et chair. 

 

 

Par ??? - Publié dans : Calliope
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Vendredi 20 octobre 2006

Les choses se précisent doucement, 2 jours après la première rencontre :

Dimanche 15 octobre : De la fleur à Calliope :

Tu vois, j'hésite toujours entre l'impatience, le plaisir et la peur, je ne sais trop dans quel ordre et à quelle force.

Evidemment tu as raison, on ne peut pas "savoir" à la première rencontre et il faut prendre son temps et savourer le moment présent comme il vient (je dis souvent que cela doit être la leçon de ma vie !).

Il me faut du temps pour lire et relire tes textes, m'imprégner de leur signification et admettre qu'ils me sont destinés.

Mais j'ai envie que tu me prennes la main et que je sente si les mots se transforment en émotions et si ton épaule et la mienne sont bien faites pour partager la même paix.

A trop intellectualiser nos ressentis, je crains qu'on s'idéalise et qu'on finisse par se décevoir, et plus tu me fais le cadeau de ta bonté envers moi, plus je me sens petite et démunie, moins je sais quoi te répondre pour atteindre ton niveau. Calliope est la muse des grands avocats, et son souffle me manque parfois pour trouver les mots justes et le ton qui convient...

En tous cas je serre tes cadeaux contre ma peau et ils me réchauffent le coeur.

Nous nous sommes vus dimanche soir, il a posé sa main sur ma joue, puis ses lèvres, et puis ...

Mardi matin, de Calliope à La fleur : (extrait choisi !)

Je veux t'offrir un  cadeau, un cadeau venant du coeur, venant de mon etre pour Toi, La fleur

Je desire, j'ai envie, je veux, je souhaite, j'espere, j'aurai beaucoup de plaisir a prendre "soin" de toi, a t'offrir la bonte que j'ai envie de t'apporter, et a ressentir le plaisir d'oindre tout ton corps , d'y deposer la caresse de mes mains, la pulpe de mes doigts sur la peau de ton etre et de ton corps qui m'excite  et m'emeut dans le meme temps . Et aussi de te caresser et de te "masser"  avec des parfums d'huiles venus d'horizons lointains

Tu souhaiterais recevoir ce present vendredi ou samedi, l'acceptes-tu ?

Moi , j'en ai tres tres envie!!

Calliope

La réponse, toujours mardi matin : De La fleur à Calliope : (extrait choisi !)

Oui, j'ai bien aimé notre seconde rencontre. J'étais pressée d'en arriver là, que tu touches ma peau et mes lèvres... de sentir ton corps sur moi et de t'embrasser. J'ai envie de recommencer. J'ai aussi envie de te sentir en moi, pas seulement tes mains ou ta langue, et je voudrais que tu aies du plaisir à le faire.
Mercredi matin, 18 octobre, de Calliope à La fleur : (extrait choisi !), avec un nouveau texte de lui (que vous ne lirez pas...)
Je suis tres impatient de te revoir ce vendredi soir. J'ai envie de te decouvrir plus profondément. j'ai hate de gouter a tes levres; de me conjuguer avec ta langue que je sens encore sur la pulpe de mes levres.
Je suis animé par l'image de te prendre la main et et d'y deposer ma fougue et ma tendresse par des becots et des baisers tendres et gourmands dans le meme elan.
j'ai le reve de sentir ta bouche gourmande et aimante sur ma peau et  mes levres qui ne demandent qu 'a s'abandonner au plaisir d'etre" reconnu" par toi...
je souhaite que nous puissions continuer a ecrire, ensemble et d'un meme mouvement,  cette "Histoire" dans  deux jours...
Mercredi matin, la réponse : De La fleur à Calliope : (extraits choisis !)
Quelque chose me disait que je trouverais un mot de toi à mon réveil aujourd'hui, et je n'ai pas été déçue... Le ricoré refroidit lentement à côté de moi tandis que je savoure ce nouveau cadeau !
 
Oui tu es un martien, mais pas celui de Mars et Vénus: Tu possédes effectivement bien "trop" de côtés féminins pour lui ressembler tout à fait, ce qui n'est pas criticable à mes yeux.
Cependant, ton texte me fait découvrir un peu de tes désirs d'homme, de cette intimité que les amants partagent en général petit à petit et sans se les expliquer tout à fait.
 
Ton texte répond peut-être (sans doute) à mon désir de savoir ce que tu aimes et la manière dont je pourrais te donner du plaisir, tout en me rassurant sur ta volonté de m'en donner encore.
 
Tu es vraiment pour moi "mon Calliope fait homme".
 
Vis à vis de toi, je comprends un peu mieux le "nous avons le temps", le "ici et maintenant", c'est en tous cas l'impression que j'en ai aujourd'hui (pourvu que ça dure). Tes mots et tes gestes me transportent dans un monde meilleur de respect mutuel et de tendre curiosité.
 
Avons nous déjà une "histoire" ? oui assurément, ces mails partagés en font foi. Avons nous un avenir ? L'avenir nous le dira, mais je garderai en tous cas un souvenir ému de ces premiers échanges si confiants.
 
J'ai déjà envie de partager un peu de vie avec toi, de te découvrir devant un tableau ou de marcher avec toi à l'orée d'un bois.
 
Je pose juste mes lèvres là où tu voudrais les sentir maintenant, et je te souhaite une bonne nuit ...
 
Jeudi matin, 19 octobre, de Calliope à La fleur : (extrait choisi !)

Je te desire tellement de plus en plus fort que je ne sais pas ce que peut etre l'avenir. Rien que de t'ecrire, je sens la tension de plaisir et de desir m'envahir et m'imagine mille autres fantasmes entre nous .

Je t'embrasse tendrement , je te prends la main et la mets sur mes levres

je suis tres bouleversé aussi

Que se passera-t-il ce soir ?? Le serez-vous un jour ? Cette histoire est-elle réellement en train de m'arriver à moi ? En tous cas, ce jeudi matin, à l'heure ou j'écris ces lignes, je n'en sais rien...
Par La fleur et Calliope - Publié dans : Calliope
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Jeudi 19 octobre 2006

Voilà le premier des deux textes que j'ai reçu : Il est de Calliope qui me dit qu'il m'est destiné : "Aujourd'hui , je le ressens comme un texte que j'ai envie de t'offrir et qui trouve la "bonne place" et a trouvé son port d'attache alors qu'il a ete lu par plusieurs personnes deja"  :

Paris, Gare du Nord, 8 heures du matin.

 

 

Je viens de quitter le quai numéro 16 où vient mourir le TGV surgissant de Lille.

 

 

J’étais intrigué par des pensées qui m’habitaient.

 

 

Comme pour les fuir, j’accélérai le pas pour sortir de cette enceinte immense tourmentée par le froid, les courants d’air et les gesticulations anarchiques de tous ces pigeons qui prennent certainement plaisir à déposer leurs fientes sur les bagages des voyageurs, les bancs métalliques des badauds et des globe-trotters de la banlieue parisienne.

 

 

8h07, j’atteignais enfin le passage clouté, gardé par un feu tricolore alternatif qui décrétera le droit de traverser de l’autre coté de la chaussée.

 

 

Les épreuves avaient déjà commencé. Je m’étais frayé un chemin, un dédale plutôt, dans une marée humaine, hétéroclite et bigarrée de mille couleurs.

 

 

Décidemment, je ne suis pas fait pour la ville avec son trafic, ses turpitudes, sa pollution, ses bruits, ses passants courant dans tous les sens, tous ces murs mangés et dévorés par des affiches de toute nature.

 

 

Piétons attendez, piétons attendez…dit le feu tricolore alternatif telle une injonction portée par une voix métallique et saccadée comme sortant du tréfonds d’un robot.

 

 

Ma montre indiquait 8h08.

 

 

Il me restait 22 minutes pour atteindre le lieu de ma réunion.

 

 

Devant moi, une circulation effrénée de voitures, de motos, d’autobus léchait avec impudence et arrogance ce passage zébré appelé clouté.

 

 

Un moment, mon regard fut attiré, inexorablement, par un panneau d’affichage qui se dressait fièrement et péremptoirement de l’autre coté de la chaussée, ma terre de liberté !

 

 

Une mosaïque riche de couches successives d’affiches déchirées par la pluie, par des passants mal intentionnés, par un employé, pressé, préposé à ce travail laissait apparaître un kaléidoscope tournoyant en un melting-pot scandaleux de couleurs et de lettres.

 

 

Ma vue était trouble et troublée par cette tornade de lettres qui s’entrechoquait entre elles et qui subitement fit apparaître un mot, un nom, peut-être un prénom : Calliope

 

 

Calliope préfigurait l’apparition, la manifestation, la vision d’un  être exceptionnel qui venait d’une quelconque contrée de la mythologie grecque.

 

 

Un femme, une muse, une demi-déesse certainement !

 

 

Des yeux de braise, ces yeux immenses évoquant l’histoire de l’humanité et l’immensité de l’univers me regardaient, me faisaient frissonner.

 

 

Un regard envoûtant était mis en valeur par un océan de chevelure mélangé de couleurs d’or et d’ébène.

 

 

L’évasement d’un cou, enlacé d’un collier de pierres précieuses, portait ardemment et avec provocation un visage radieux et serein communiquant la force de braver l’impossible, l’énergie de changer l’eau en vin.

 

 

Les courbes gracieuses de ses épaules étaient couvertes d’une faseye, une voile à peine transparente qui battait au vent comme un  drapeau.

 

 

Ses mains avec des doigts longs et fins pourraient tracer toutes les lignes avec la précision d’une plume à écrire et la légèreté d’une plume d’oiseau.

 

 

Ses mains éventaient des seins neigeux qui semblaient poindre à peine derrière cette voilure claquant au vent.

 

 

Un vent qui laissait échapper des parfums de pain d’épice et de lavande.

 

 

Un ventre à peine visible, suggéré telle une mystérieuse voûte aux abîmes insolites et sibyllins calmait en ce moment cette voilure cinglante qui m’apparaissait comme une mousseline blanche de coton.

 

 

Cette mousseline, cette voilure me renvoyait l’image de jambes longues dont les pieds un peu charnus s’enracinaient dans une atmosphère étrange, un rêve embrumé d’une …

 

 

Piétons passez ! Piétons passez !

 

 

8h08, je regagnais l’autre coté de l’avenue de la gare du Nord.

 

 

Le creux de mon estomac, de mon intérieur était animé, bousculé, interrogé par la sensation d’un poids et d’un vide simultanément.

 

 

Les paroles d’un prophète et poète me renvoyaient spontanément et brutalement l’image d’un bateau avec sa voilure est comme un être humain sans passion comme un bateau sans gouvernail qui ôterait toute raison aux hommes et aux femmes.

 

 

8h09, je dois me hâter car dans 21 minutes une réunion m’attend.

 

 

 

 

                                                                        

 

 

Par Calliope - Publié dans : Calliope
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