Samedi 21 avril 2007
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10:46
Madame K est ma cliente depuis des années. Drôle de dame, drôles de drames en fait: D'abord, elle a perdu son grand-père, avec lequel elle vivait depuis toujours. Sa "famille", enfin le reste, ne se mettait pas d'accord sur la succesion du grand-père, ni sur la vente de la maison. C'était pourtant une vieille bicoque pleine de trous et d'humidité, mais la grand-mère avait besoin de sous pour vivre. Bref, il a fallu organiser une expertise avec le reste de la famille, les oncles et tantes, la mère, les cousins qui avaient manifestement cru qu'ils hériteraient de Versailles.
Puis la grand-mère est décédée. Ce fut trés dur pour Madame K, car son mari lui dit le lendemain des funérailles "maintenant que mémé est morte, on va pouvoir vivre !" (il est vrai qu'ils vivaient tous ensemble, et que ça ne devait pas être folichon, mais ce sont des phrases qui choquent quand elles ne sont pas dites au bon moment). Alors, divorce.
Ben oui, elle est comme ça, Madame K. Quand ça ne lui plait pas, il faut prendre des mesures !
Rien en commun, pas de bébé, que des souvenirs des grands-parents, des dettes et le magnétoscope, l'affaire fut vite bouclée.
Quelques temps après, je revois Madame K au bras d'un légionnaire. Ne rigolez-pas, ça ne m'a pas fait rire: Hâbleur, sot, prétentieux et visiblement nerveux dans la vie... Mais l'amour avait frappé à sa porte, elle en était folle !
C'est toujours quelqu'un qui s'était maquillée bizarrement, avec de grands traits noirs, et qui s'habillait d'une façon ... qui n'est pas la mienne, mais alors qu'elle était toujours en noir, genre ténébreuse, cela devint du grand n'importe quoi en couleurs ! Bah, pas grave, Madame K était amoureuse et se disait heureuse !
Son amoureux vint me voir pour organiser son droit de visite et les pensions sur le ou les marmots qu'il avait eus dans une précédente vie. de fait, le but était "pas de pensions, la CAF prendra le relais", et "pas de droit de visite, j'en ai rien à f...". Il a fallu que je m'énerve un jour contre lui, je ne sais plus pourquoi, mais il parait qu'il avait depuis peur de moi. Bah.
Moi, il ne me plaisait pas, mais tant qu'il ne l'ouvrait plus dans mon bureau ... J'avais tenté de poser des questions à Madame K, de comprendre ce qu'elle faisait avec ce type, mais elle était bleue de lui, et voulait faire un bébé "vous voulez bien être la marraine ?"
Bêtement, j'avais marmoné "Euh ... oui, si le Docteur X veut bien être le parrain" (nous avons un toubib commun). Le toubib avait dit oui, j'étais morte !!
Sauf que le bébé tardait à venir : Fausse couche, traitements, temps qui passe ...
On a subi une avalanche de procés, car l'ex mari qui travaillait, lui (nos deux tourtereaux vivent du RMI), était mis en cause pour les multiples crédits signés au cours de la vie commune. Sur mes conseils avisés, Madame K avait fait un dossier de surendettement. Mais lui, il lui fit des procés en prétendant qu'elle avait maquillé sa signature à chaque fois. Bref, le temps passa, mais je ne perdis jamais complètement de vue Madame K.
Mais un jour, ...
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