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Mes mails ou lettres d'amour

Mardi 14 mars 2006

le mardi 15/11/05, 13h30

 Chéri chéri.

 Il y a des trucs qui me restent sur l'estomac et me minent le moral.  Je préfère te les écrire, que les choses soient plus claires et que l'on puisse progresser. J'écris vite, je poste vite, je ne réfléchis pas trop.

 Le but n'est pas de te faire mal, mais de tenter de t'expliquer.

 Nous n'avons jamais fait le point de notre relation, et je pense que c'est une erreur.  Les choses avancent sans qu'on y pense et surtout sans qu'on en parle: achat maison, déménagement, ta démission….

 Manifestement, nous n'avons pas la même lecture des évènements, puisque tu m'as dit dimanche que c'est moi qui voulait que tu vives avec moi. Je ne t'ai rien demandé, tu ne m'as jamais rien demandé, et effectivement, nous n'avons jamais décidé ensemble de vivre ensemble.  

Les évènements de ce week-end m'ont fortement troublée, car j'ai pris conscience que tu allais vivre avec moi, et que je ne sais pas avec qui je vais vivre, et ce que nous pouvons construire. 

C'est vrai que je suis chouineuse, que j'ai besoin d'exprimer mes émotions et mes douleurs, et que cela passe parfois par les larmes. Oui, j'avais besoin que tu me soutienne, que tu m'encourage, oui cela signifie presque toujours que j'ai besoin que tu me prennes dans tes bras. Quand l'as tu fait ? tout ce qui comptait, c'était de ne pas être en retard chez tes amis … 

Je sais que tu n'as pas l'habitude d'exprimer tes sentiments, mais tu me fais énormément de bien quand tu le fais.

Quand j'ai fait ta connaissance, je t'ai dit de suite que certaines choses me déplaisaient en toi:   Tu as un côté grossier qui me choque (vocabulaire, attitude à table, côté agressif), tu traites mal ton chien, tes parents et surtout ta fille que tu diminues sans cesse (comment veux tu qu'elle prenne confiance en elle si elle entend à longueur de journée qu'elle est cruche, ou blonde ?). Tu aboie quand tu lui parles (tu parles en termes de menaces ou d'ordres), et tu la traite parfois en petite servante plus qu'en fille. Elle a besoin que tu lui dises que tu l'aimes et de sentir que tu peux lui faire confiance.  

 

Tu ne m'as jamais dit ce que tu attends de moi et ce que je suis "autorisée" à faire vis à vis de <ta fille>. Je n'ai pas envie de seulement jouer les mères de substitution ou à assumer les conduites et les devoirs sans pouvoir faire en sorte que sa situation s'améliore vraiment, ce qui passe par un changement de ta façon de la traiter. Je suis prête à m'y mettre si tu le veux. 

Que tu sois raciste me navre, mais que tu dises que tu ne changeras jamais m'horrifie, car c'est une preuve de bêtise, et je ne pensais pas que tu étais bête. Ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ? Je ne te demande pas de changer sur ce point aujourd'hui, mais je pense qu'il faut savoir se remettre en question.

D'un autre côté, si tu ne veux pas changer, et si tu as décidé de ne pas changer en rien, tu resteras agressif et grossier, et je ne le supporterai pas. Tu m'as dit que tu as fait des efforts, je veux bien le croire, mais ta façon de te tenir à table dimanche ne m'en a pas donné de preuve. C'est en cela que j'ai dit que le naturel revenait au galop. Tu as mangé comme un cochon, et sans doute plus qu'un cochon. Ca te fait rire de constater que tu as repris du poids.  

C'est facile de se laisser aller, c'est plus dur de se surveiller et de progresser, mais cela me ferait tellement plaisir ! Que tu aies envie que je t'aide pour la compta de TMS, pourquoi pas. Que tu me fasse repartir avec deux exemplaires de statuts alors que tu aurais pu les renvoyer me fait me poser des questions. 

Tu as plein de bons côtés: Tu es travailleur, courageux, tu me fais rire, tu aimes la convivialité et le partage, et encore plein d'autres choses.  

J'ai mauvais caractère, je m'emporte vite, je râle tout le temps. Je n'ai pas besoin d'un homme à côté de moi pour le sexe, ni pour les travaux de la maison, ni pour combler ma solitude. Je n'ai pas besoin de gagner plein d'argent pour être heureuse. Pour moi, la vie n'est pas qu'une succession de jours, c'est aussi un but à atteindre.

J'aimerais partager ma vie avec quelqu'un dont je suis fière, qui croie un minimum en les mêmes choses que moi, qui ne pense pas qu'à sa pomme et à profiter de la facilité.

En te voyant affalé et somnolant ce week-end sur le canapé alors qu'il y avait plein de choses à faire (le ménage non terminé, la vaisselle, le rangement de toute la maison, l'informatique, promener le chien, jouer avec ta fille…), je me demandais si tu étais celui-là… Je pense que j'ai du mal à supporter de voir ton ventre tout nu sur un canapé, surtout le mien !! 

 

 

Au bout de 10 mois, je suis toujours bien avec toi, mais j'ai peut-être besoin qu'on fasse le point et qu'on s'engage un peu.  J'en ai sans doute oublié, j'ai oublié de mettre ma jambe sur une chaise, ça lance.

Je te bizoute comme je t'aime

 

Par La fleur
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Mercredi 15 mars 2006
Pour m'épanouir, j'ai besoin de sentir que tu m'aimes et que tu me soutiens.
Ce week-end, c'est tout le contraire que j'ai ressenti.
 
Pourtant, je pense que je fais de mon mieux pour te soutenir:
·                                 Je montre de l'intérêt pour ce que tu fais quand tu veux bien m'en parler.
·                                 Je m'occupe de la maison et je finance tout depuis ton arrivée. je ne t'ai rien demandé de ce côté-là et je ne veux pas te mettre la pression.
·                                 Je m'occupe de <ta fille> sur tous les plans, et tu ne sembles pas te rendre compte que c'est parfois difficile pour une vieille célibataire.
·                                 Je te montre physiquement aussi que je t'aime, mais c'est toujours moi qui prends l'initiative depuis quelques semaines.
 
Je me sens seule, et c'est le comble, alors que vous vivez avec moi depuis 2 mois ½.
 
Je voudrais que tu comprennes que si tu me regarde avec amour, je peux tout réussir et tout supporter, mais si tu ne me respectes pas, je ne vais pas tenir.
 
Bien sûr, tu as d'autres choses à penser et à faire. Je comprends que tu sois pris par le boulot, je te rappelle que j'en ai un aussi, mais ce n'est pas une raison pour oublier que je suis là. Je te le re redis: Ce sont les gens que tu aimes le plus que tu traites le plus mal, et ça c'est grave. Je n'ai pas besoin de grand-chose, mais juste de sentir que tu m'apprécie et que tu veux qu'on continue ensemble.
 
Ce n'est pas l'argent ou les cadeaux qui te feront marquer des points vis-à-vis de moi: Ce sont les mots doux, les bisous et les sms qui montrent que tu penses sincèrement à moi. Ce n'est pas plus compliqué que cela, mais j'en ai besoin.
 
Je me fiche de ce qui s'est passé avec ta mère et tes autres copines, mais il n'est pas question que tu m'abimes, ou que tu abimes <ta fille> tant qu'on sera ensemble.
 
Je voudrais que tu apprennes à regarder ta fille autrement que comme une cruche, que tu l'écoute et que tu ne lui cries pas dessus tout le temps. Cette enfant est formidable !
 
Le premier mois, tu as eu des attentions charmantes, je me sentais attendue quand je rentrais, je revenais avec de plus en plus de plaisir à la maison. Je ne t'ai peut-être pas rendu assez d'amour à ce moment là, puisque tu es parti en chercher sur le net en te cachant (ce qui a fait que j'ai douté de toi à ce moment là).
 
Bien sûr que je savais que tu ne serais pas souvent là, et ce n'est pas grave !
Tu dois savoir que je suis prête à tout faire pourvu que je sente qu'il y a quelque chose en retour.
 
Ca a été un week-end horrible, et pourtant j'attends ton retour depuis 4 semaines (2 dans le Doubs, 1 à Liège et 1 dans l'ouest). Pendant ces semaines, j'ai essayé de faire bonne figure, mais j'avais l'impression que tu t'éloignais de moi.
J'ai fait de mon mieux pour te trouver des excuses (ton travail t'accapare et c'est bien, tu ne m'appelle plus autant mais tu dois faire attention à ne pas trop dépenser, tu es fatigué, …) mais je me sentais découragée.
 
Samedi tu as essuyé ton couteau sur la manche de <ta fille>. Ce n'est pas drôle.
Tu m'as dit "tu me gave" pour 2 raisons: Je t'ai forcé à venir dans le froid regarder ta fille faire du poney (ça lui faisait tellement plaisir !) et je t'ai regardé bizarrement quand tu as voulu manger une saucisse à 16h30. Je suis partie et suis rentrée à 20 heures, tu n'as rien changé à ton attitude distante, tu es venu te coucher à 5h passés. Dimanche matin, pas plus de câlins. Au marché, as-tu eu un geste gentil ? Tu m'as "réveillée" de la sieste par un bisou, point. Nous sommes partis une heure à Lille, je t'ai pris la main, cela te gênait, mais tu ne l'a pas reprise. On n'a pas échangé plus de 3 mots au café: consternant.
 
Bien sûr, il y a des choses que je sais depuis le début: Tu es grossier et maladroit, mais ta violence verbale me fait du mal, et fait du mal à <ta fille>.
 
J'ai beaucoup de défauts sans doute, je veux bien l'entendre et y réfléchir, mais je ne veux plus être la seule à me remettre en cause.
 
Pour moi, vivre ensemble ce n'est pas vivre côte à côte. C'est aussi avoir des projets communs, et échanger tous les jours, communiquer. Si nous ne nous parlons pas, nous ne parlerons jamais la même langue.
 
Une proposition ?
Qu'on parle, une fois par mois par exemple. Une soirée pour tout mettre à plat, que tu me dises ce qui ne va pas chez moi, que je comprenne ton ressenti comme je souhaite que tu comprennes le mien.
 
En amour, je n'ai aucune fierté, mais si je perds confiance, je la retrouve plus forte.
Je ne veux pas m'abimer, et encore moins abimer <ta fille>.
J'ai envie d'être fière de toi, pas d'avoir honte de tes actes ou de tes absences.
 
Si tu penses que cela ne peut pas coller, si tes sentiments ne sont pas forts, si tu n'a pas confiance, il faut que l'on se sépare à la fin de l'année scolaire, et que tu partes pour le 15 juillet 2006. Tu auras compris que je suis déterminée.
 
J'ai des rendez vous de 15 h00 jusqu'à 18h00, et du boulot par-dessus la tête (voilà ce que c'est d'aller chez l'Ortho 2 fois par semaine !), mais je suis prête à discuter si cela peut se faire calmement et avec un câlin apéritif.
 
Si tu souhaites réfléchir, pas de souci, je rentrerai demain soir. J'irai bien entendu chercher <ta fille> à qui j'ai expliqué ce matin les raisons de ma colère et à qui j'ai dit surtout qu'elle n'a aucune responsabilité dans ce qui pourrait arriver entre toi et moi.
La fleur 
PS: Débloque msn svp
 
Par La fleur
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Jeudi 16 mars 2006
Envoyé : jeudi 16 mars 2006 17:08

J'ai remarqué que tu t'étais connecté ce jeudi de je ne sais où, alors je t'écris
 
Tu sais ce qui est triste ?
 
C'est que tu me mentes, et que tu mêle <ta fille> à tes bêtises.
 
J'espère que tu ne vas pas la punir parce qu'elle a parlé. C'était un secret beaucoup trop lourd pour elle, et lui dire que si elle répète, je vous mettrais dehors était totalement irresponsable.  Cette enfant n'y peut rien, elle sera bien obligée de te suivre, à moins que tu me la laisse …
 
Moi j'ai tout dit. Je n'ai plus rien à ajouter.
 
Je t'ai envoyée une lettre pleine d'amour. Tu as dit que j'avais raison, mais que tu voulais réfléchir à nous deux.
 
Comme si on n'avait besoin de réfléchir pour savoir si l'on a des sentiments ! J'ai bien compris que c'était mauvais signe.
 
En fait de réflexion, tu es allé papoter sur msn avec une éventuelle compagne que tu as présenté à <ta fille> le soir même "pour le cas où", alors que tu m'as dit sur msn que tu ne pouvais pas me donner de l'amour pour l'instant, mais que ce n'est pas pour en donner à une autre.
 
Voilà ce qui a été dit sur msn entre nous:
 
"

TOI j'ai lu ton courrier
MOI oui, c'est bien
 
TOI tu as raison sur tout je dit pas le contraire
MOI mais ...
 
TOI sauf q te v pas de mal
 
MOI je ne l'ai pas écrit pour avoir raison ni pour te faire des reproches
 
TOI et je ne profite pas de toi non plus je fais ce q je peux
 
MOI et en ce moment, c'est pas évident du tout pour moi
  
je veux de l'amouuuuuuuuuuuuuuur, c pas sorcier à comprendre ?
  
peut-être impossible à donner, mais cela c une autre histoire, et dans ce cas, réfléchis .
   
TOI je sais bien mais pas capable de t'en donner pour l'instant
   
trop de chose dans la tete
   
MOI oki, alors on arrête. Donne à qui tu peux donner
   
TOI c pas pour donner a une autre
   
MOI c quand même pas compliqué de m'envoyer 3 sms par jour, si ?
    
TOI non je sais bien
   
MOI c pas plus compliqué que cela. j'ai besoin de ta main dans la mienne
   
j'ai besoin de sentir que tu me désire, ou que tu me dises que tu a la tête ailleurs, mais que du coup tu me fasses un câlin avec les bras
 
je peux comprendre, mais pas l'indifférence
 
TOI oui ok je comprend
 

"
Tu as donc menti.
Quand tu as dit que la caméra, c'était pour T et S, tu as menti aussi
Quand tu as dit que tu n'allais plus sur les sites, tu mentais encore
 
Finalement, je me demande aujourd'hui si tu n'as pas déménagé pour fuir l'est, en sachant pertinemment que tu ne resterais pas avec moi, mais en te disant qu'une a... pas trop con qui s'entend bien avec ta fille, ça peut toujours servir.
 
Tu "réfléchis" depuis lundi, et rien ne vient.
 
Vas-tu réagir ?
 
As-tu compris que tu as tout gâché ?
 
En tous cas, j'espère au moins que tu sais ce que tu perds.
 
Je pense qu'il vaut mieux que je vive seule plutôt qu'avec quelqu'un qui ne m'aime pas et en qui je ne peux pas avoir confiance.
 
Le mieux c'est qu'on se sépare vite et bien, dans l'intérêt de <ta fille>, et qu'on se voie le moins souvent possible puisqu'il n'y a pas d'amour.
 
Trouves lui rapidement (pour la fin des vacances de Pâques, début mai ?) une école là ou te veux aller si tu bouges encore de région, ou renvoies la à Aurt, elle serait contente d'y retourner plutôt que d'aller une nouvelle fois dans l'inconnu.
 
Je préparerai tes cartons s'il le faut (vas en chercher), ne t'inquiètes pas tu auras toutes tes affaires.
 
Evidemment, il faudra trouver un arrangement financier pour le temps où <ta fille> restera à la maison avec moi.
 
Je compte surtout sur toi pour me restituer dès la semaine prochaine le chèque que j'ai établi sur le compte du cabinet pour ta voiture.
 
Il faut que tu sois lundi prochain à la sortie de l'école, j'ai des rendez vous jusqu'à 19h00.
 
Ne nous fais pas plus de mal SVP, et ne me fais pas regretter ma gentillesse.
Par La fleur
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Vendredi 17 mars 2006

17 mars 2006

J'ai le moral au fonds des chaussettes. Tu sembles ne rien comprendre, ne rien voir ne rien entendre, et j'ai du mal à penser que j'ai eu tant de projets, de plaisirs, de rires, avec vous. J'aime ta fille et tu vas me l'enlever, j'ai acheté une maison que vous allez quitter.

Je ne sais pas comment je vais m'en sortir, comment je vais payer, comment je vais entretenir, réparer, et même meubler !

Je me dis que je suis une merde, que je ne mérite rien, que je finirai toute seule.

Ton silence m'a fait trés mal, et j'ai peur en même temps de ce que tu vas me dire lundi, même si je le sais déjà quelque part: Tu ne m'aimes pas, c'est comme ça, tu n'y peux rien. Bon sang que ça fait mal au ventre de tout donner et de se rendre compte que l'autre à continué tout seul sa route ! Que ça fait mal de se rendre compte qu'on ne compte pas, que tu vas tout simplement repartir, et sans doute m'oublier aussi vite, et sans doute aussi m'appeler "la pauvre tache" ou "pauvre conne" comme les autres ...

Le temps ne passe pas comme avant, parce qu'avant je savais que tu étais là ...

Je n'ai rien calculé, rien écouté de ceux qui me disaient de me méfier. Je suis comme cela. J'ai cru que nos différences ne comptaient pas, du moment qu'on voulait tous les deux au fond de notre coeur passer beaucoup de temps ensemble.

Même pas trois mois ...

Je souffre depuis 1 mois, mais je me rends compte tous les jours et de plus en plus que je n'ai pas touché le fond. ce n'est pas que je t'aime tant que cela, c'est que le manque d'amour de l'autre tue plus que tout.

J'aurais tellement voulu aider <ta fille> à s'en sortir ! Cette petite est ravagée par ce qui lui est arrivé depuis des années, on s'aimait trés fort déjà elle et moi, mais cela n'a même pas joué. Tu vas lui faire encore du mal. Tu as tout à fait raison de le faire rapidement, mais par pitié arrêtes de te tromper ! J'ai fait ce que j'ai pu. Elle a un réel potentiel, mais elle est déjà trés abimée, et son image du couple, de l'amour et des sentiments va encore être démolie...

Ca me fait du bien de te l'écrire, même si je me doute que tu ne vas pas tout lire ou chercher à comprendre ou t'arrêter sur ce que je dis. 

<ta fille> va m'oublier trés vite, et j'ai mal. Il n'y aura plus personne pour me prendre dans ses bras, et j'ai mal. Personne qui pensera à m'envoyer des messages, qui se demandera où je suis et ce que je fais. 

 Plus personne qui m'attends, plus personne à qui faire partager mes envies, mes connaissances, mes projets.

Personne pour m'engueuler, me faire avancer, me soutenir.

J'ai l'impression de ne rien avoir fait pour mériter cela, parce que personne ne m'a fait de reproches. Personne ne peut me consoler, j'en ai même pas envie.

C'est déjà fait, tu es déjà parti dans ta tête, tout en me disant que tu dois réfléchir, et je reste là à me demander pourquoi.

Que c'est con ! (que je suis con !) 

On ira au musée d'histoire naturelle dimanche après-midi. J'essaierai jusqu'au bout d'apporter quelque chose à <ta fille>. saches quand même que cela ne sera pas facile, parce que je serai partagée entre mon orgueil et l'amour que je ressens pour elle.

Rien n'est facile dans la vie, mais ne crois pas que l'on peut toujours fuir, et surtout ne le transmet pas à ta fille.

J'ai écris avec un verre de rouge à la main, un mouchoir dans l'autre évidemment (on ne se refait pas, je suis une chouineuse, mais moi au moins, j'ai des sentiments...).

Je voudrais que tu me parles lundi, et je voudrais réussir à ne rien dire. J'ai mal encore.

 

 

Par La fleur
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Mercredi 19 avril 2006

Mail, le 18/03/06 10:12 à<Rachel>, celle qui me succède aujourd'hui

Bonjour Rachel
Je ne sais rien de toi, et d'ailleurs cela m'importe peu de savoir comment tu es.
Je ne te veux aucun mal.
Ma démarche pourra te paraître bizarre, mais tu n'as rien à craindre de moi.
Je suis celle qui a cru qu'elle construirait un bout de sa vie avec <le cri cri d'amour> , et qui manifestement s'est trompée.
Il est censé m'expliquer et on doit discuter de je ne sais pas quoi quand il rentrera lundi.
Je pense qu'il n'a rien à dire, à part qu'il ne m'aime pas, qu'il n'a pas "fait exprès" et que "c'est comme ça".
Je me suis rendue compte que quelque chose ne collait pas quand j'ai vu qu'il allait beaucoup sur easy rencontres et sur msn, et surtout qu'il y allait en secret et m'avait bloquée sur msn (tu l'es aussi d'ailleurs !).
Il m'a bien dit qu'il m'en voudrait si je prenais contact sur msn avec "ses chéries" du net.
C'est pourquoi je prends contact indirectement, pour pas que tu te sentes agressée.
Aujourd'hui si quelqu'un a fait du mal à l'autre, c'est bien lui et pas moi.
Pourquoi je prends contact ? Pour qu'éventuellement on puisse faire en sorte que les choses ne se passent pas trop mal, pour la séparation qui me parait inévitable et surtout pour Cendrillon que j'aime.
Cette enfant a déjà suffisamment souffert, je pense que l'on était en train de construire quelque chose de fort, je me suis beaucoup investie car elle en a besoin, et j'ai peur pour elle.
Je ne vais pas t'envoyer d'autre mail si tu ne me réponds pas.
Saches que l'on peut correspondre par mail ou par msn. Si tu le désires, cela peut rester un secret entre nous si tu n'as pas pris de décision au sujet de ta relation avec <le Cri Cri>. Je ne t'en voudrais pas si tu lui parles de ce mail, il faut qu'il comprenne qu'il ne peut pas échapper éternellement à ses responsabilités envers sa fille et les autres. Il a peur de la réaction de ses parents à propos de notre séparation, mais te présente à Cendrillon comme celle chez qui ils vont habiter ensuite !
J'ai toujours été gentille, franche et honnête, cela ne va pas changer à cause de <Cri cri d'amour>.
Fais comme tu le veux, je ne vais pas beaucoup bouger ce week-end, car Cendrillon a la grippe.
<La fleur>

La réponse, le lendemain : bonjour <La fleur>
j aimerai te parle aussi on le fait quand tu veut demain ses ok je ne voudrai faire du mal a personne n y a toi n y a Cendrillon a bientot te lire ok je ne ses pas quoi pense aujoud hui de tout sa et je ne brise le menage de personne d apres <Le cri cri d'amour> ses pour cela que j aimerai vaiment parler avec toi a bientot

Par La fleur
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